Monthly Archives: mars 2016

Vers un nettoyage ethnique ? Par Henry de Lesquen

Nettoyage ethnique

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Le feu couvait sous la cendre

Les événements de Géorgie nous ont rappelé la difficulté d’être des sociétés multiculturelles. En Ossétie du Sud, les indigènes Ossètes vivaient côte à côte avec des immigrés d’ethnie géorgienne venus de l’intérieur du pays. Leurs relations semblaient paisibles, mais le feu couvait sous la cendre. L’intervention de l’armée géorgienne, défaite par les Russes, a donné lieu à un “nettoyage ethnique” de l’Ossétie du Sud, qui est redevenue homogène, après le départ précipité de presque tous les Géorgiens. “Nettoyage ethnique” : l’expression est certes épouvantable, quand on songe au poids de malheurs qu’elle représente pour ceux qui en sont les victimes et qui, s’ils ne sont pas massacrés, doivent fuir le pays où ils ont toujours habité. Elle a d’abord été employée par les Serbes, pendant la guerre de Yougoslavie. Mais ceux qui l’avaient théorisé en ont bientôt été l’objet à leur tour, notamment au Kossovo, où les Serbes ont été férocement persécutés par les Albanais musulmans, devenus majoritaires dans la province. Le nettoyage ethnique est aussi vieux que l’humanité. Il a été réalisé, par exemple, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, au détriment de millions d’Allemands qui vivaient dans les territoires annexés par la Pologne et la Tchécoslovaquie. Plus récemment, en 1962, les Français d’Algérie ont subi à leur tour un nettoyage ethnique qui ne disait pas son nom.

 

La loi d’hétérogénéité-violence

Lorsque ce terrible phénomène s’amorce, quelque part dans le monde, les media relayent à peu près toujours les mêmes vains commentaires en forme de lapalissade : “C’est incompréhensible. Tout allait si bien, avant, entre eux et nous…” Et d’accuser de mauvais génies d’avoir artificiellement suscité la haine entre des communautés qui étaient faites pour vivre harmonieusement ensemble. Bien sûr, on ne peut pas ignorer le rôle joué par les activistes qui sont, en apparence, à l’origine du conflit. Mais une étincelle ne peut pas provoquer d’incendie si la matière n’est pas inflammable. Le nettoyage ethnique et son cortège de malheurs sont souvent une fatalité, parce que les sociétés multiculturelles sont multiconflictuelles. Il y a une loi sociale d’hétérogénéité- violence : plus une société est hétérogène, plus elle est violente. En dernière analyse, les vrais responsables de la guerre civile sont ceux qui ont créé ou qui ont laissé se créer un mélange d’ethnies ou de communautés qui devait exploser tôt ou tard.

 

La France n’est pas à l’abri

La France n’est pas à l’abri des violences intercommunautaires. Le nettoyage ethnique est déjà réalisé, à petite échelle, dans les cités de l’immigration, dont les Français de souche ont dû déguerpir. Les émeutes qui se produisent régulièrement dans nos banlieues sont un avant-goût de ce qui nous arrivera si nous ne prenons pas les bonnes décisions. Il ne suffit pas d’arrêter l’immigration, il faut inverser les flux migratoires. (…) Nous devons combattre cette politique irresponsable, en expliquant aux Français qu’une autre politique est possible.

 

Il faut ramener la France à son identité. C’est pour éviter le nettoyage ethnique que nous proposons la réémigration.

 

Henry de Lesquen

Edito publié sur le site de la VdF

Lecture complémentaire : 

De la lutte des classes à la lutte des races

Le projet culturel d’Henry de Lesquen

Voici les 10 axes d’une nouvelle politique culturelle. Plus une conclusion.

 

1. La nouvelle politique culturelle sera nationale, populaire, identitaire, et s’appuiera sur les canons de la culture occidentale.

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2. L’Etat combattra le cosmopolitisme culturel et l’art dégénéré qui en est le produit.

L’art dégénéré a remplacé le beau par le laid. Le non-art dégénéré a remplacé le beau par le discours.Capture d’écran 2015-11-07 à 20.11.25

3. Les collectivités publiques seront tenues de suivre les orientations culturelles fixées par l’Etat, qui exercera une tutelle vigilante.

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4. Préférence nationale. Le marché des produits culturels sera protégé de la concurrence étrangère, ce qui favorisera la création.

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5. L’art officiel, soutenu par l’Etat, aura pour principe d’exprimer l’âme du peuple dans la beauté des œuvres.

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6. Pour la musique et la danse, l’Etat favorisera la renaissance d’une culture populaire enracinée.

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7. La musique nègre sera bannie des media publics et progressivement éliminée des media soutenus ou autorisés par l’Etat. Le CSA sera absorbé par le ministère des affaires culturelles.

Ceux-ci désignent uniquement les radios et télévisions.

On pourra écouter sur disque ou par Internet ce qu’on voudra. Mais l’espace public sera assaini.Capture d’écran 2015-11-07 à 20.11.25

8. Épuration. L’Etat se débarrassera des œuvres ou objets de l’art ou non-art dégénéré en les vendant ou les détruisant.

Capture d’écran 2015-11-07 à 20.11.259. L’obscénité, l’outrage aux bonnes mœurs, qui sont la marque de l’anticulture cosmopolite et de l’art dégénéré, seront réprimés.

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10. La langue anglaise sera boutée hors de France de par la loi !

L’anglais sera chassé de l’espace public.Capture d’écran 2015-11-07 à 20.11.25

Conclusion : la nouvelle politique culturelle sera l’amorce d’une renaissance culturelle de la France, qui a vocation à la grandeur.

National-libéralisme. La liberté de création et la liberté d’expression seront totales. Mais l’Etat n’aidera plus l’art dégénéré.

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Henry de Lesquen

Pour un racisme républicain, par Henry de Lesquen

Racisme républicain

Pour un racisme sans haine et sans reproche

Capture d’écran 2015-11-07 à 20.11.25Droit et devoir des races supérieures

« Racisme républicain » : la formule n’est pas de moi, mais de l’excellent Luc Ferry, qui vilipendait son homonyme Jules Ferry (1832- 1893), sans lien de parenté avec lui, parce que cet éminent homme politique de la IIIe république avait déclaré devant la chambre des députés le 28 juillet 1885 : « Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures… (…) Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures… » Luc Ferry ajoute, dans Le Figaro du 7 mai 2012, où il reproche à François Hollande d’avoir inauguré son quinquennat par un hommage au fondateur de l’école gratuite et obligatoire : « Comment oublier, cependant, que Jules Ferry fut aussi l’un des théoriciens les plus militants du racisme républicain et colonial ? »

Ce discours de 1885 sur la colonisation et l’inégalité des races, expression d’un « racisme républicain », n’était pas un acte isolé, mais il était, tout au contraire, parfaitement représentatif du courant dominant sous la IIIe république, celui de ses fondateurs et de leurs héritiers, jusqu’à la seconde guerre mondiale et au-delà. Léon Blum, par exemple, ne fut pas en reste, comme en témoigne sa déclaration du 9 juillet 1925 devant la représentation nationale : « Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture et de les appeler aux progrès réalisés grâce aux efforts de la science et de l’industrie. » On trouvera dans La République amnésique de Thierry Bouclier (éd. Rémi Perrin) quantité de propos du même genre.

Capture d’écran 2015-11-07 à 20.11.25Racisme sans haine et sans reproche

La conclusion est claire. Les vrais républicains au regard de l’histoire, ceux qui ont bâti la république en France à partir de 1870 et, après ces derniers, ceux qui sont restés fidèles à leurs principes, avaient peut-être des défauts, car ils étaient anticléricaux, mais ils ne tombaient pas dans l’égalitarisme fanatique et obscurantiste que nous subissons aujourd’hui.

La science, quand elle n’est pas défigurée par la désinformation du lyssenkisme, démontre que le grand Jules avait raison et qu’il n’était nullement un imposteur, n’en déplaise au regretté François Brigneau. L’espèce humaine est divisée en races et celles-ci ne sauraient être égales, car l’égalité n’est pas dans la nature¹. Il faut donc qu’elles soient inégales. Et il y a en effet, sur le plan moral, un devoir pour les races supérieures d’aider les peuples de race inférieure à sortir de la misère. Si les mots ne sont que des étiquettes pour désigner les choses, comme le relevait Pareto, il n’y a pas d’inconvénient à parler de racisme républicain et à prendre cette expression en bonne part, car le racisme républicain est tout à fait recommandable. D’une part, il accepte les vérités objectives enseignées par la science, qui fait litière des préjugés illégitimes de l’égalitarisme et du cosmopolitisme, d’autre part, il répudie toute haine à l’égard de quiconque en vertu de ses origines. Le racisme républicain² ne pousse pas à la « discrimination », car, quand il est question d’un individu en particulier, et non d’une race ou d’un peuple pris in globo, on ne considère que ses mérites, ses talents, en faisant abstraction de sa race. Le racisme républicain est sans haine et sans reproche.

La haine raciale comme l’antiracisme refuse à toutes les races le droit à l’existence – le racisme négatif (dit haine raciale) fait seulement exception pour la sienne. Dans les deux cas, c’est le droit à la différence qui est nié ; le premier veut imposer la primauté d’une race « élue », présentée comme étant celle des « seigneurs » ; le second veut les mélanger jusqu’à abolir toute distinction : il rêve de fondre l’humanité en une seule race. L’un par l’extermination, l’autre par la fusion, ils veulent donc aboutir au même monde uniforme. Au fond, l’un comme l’autre déteste la différence et aspire à l’homogénéité absolue : simplement l’un rêve d’une nouvelle race, l’autre croit l’avoir déjà trouvé.

 

Racisme négatif : haine de race.
Racisme positif : conscience de race.
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Henry de Lesquen

Edito publié sur le site de la VdF

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¹ Ce que la science nous dit des races humaines

« En dehors des vrais jumeaux (monozygotes), deux individus ne sont jamais génétiquement identiques. De même, les gènes qui déterminent la race ont une influence physique et mentale qui varie selon la race.

L’égalité des citoyens devant la loi, quelle que soit leur origine, proclamée par la constitution, n’est en rien une égalité de nature. On peut en dire autant de l’égalité morale entre les hommes affirmée par certaines religions ou philosophies. »

 

² Exemple de racisme républicain, sans haine et sans reproche :

Le général de Gaulle a déclaré en 1959 :

« C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. » (Cité dans Alain Peyrefitte, C’était de Gaulle, tome 1, éditions de Fallois/Fayard, 1994, page 52.)

Pour en finir avec la théorie du complot… par Henry de Lesquen

Voici 10 variations sur le thème « Pour en finir avec la théorie du complot »… Plus une conclusion !

 

1. Paris, 13/11/2015. Les prétendus terroristes étaient des jeunes gens désoeuvrés. Il n’y a pas eu de complot.

 

2. New York, 11/9/2001. Les avions ont eu un accident et les tours sont tombées toutes seules. Le complot est imaginaire.

 

3. Brutus a vu un couteau et a été pris d’un accès de folie. Il n’y a pas eu de complot contre César.

 

4. Les Protocoles des Sages de Sion ne sont pas le produit d’un complot contre les Juifs. Ils ont été écrits par les Sages de Sion.

 

5. Le complot hitlérien qui a abouti à la Choah est imaginaire.

 

6. Dallas, 22/11/1963. Mort de Kennedy. Oswald passait par là, a trouvé un fusil, a tiré au hasard. Pas de complot.

 

7. Paris, mai 1958. La IVe République est tombée toute seule. Il n’y a pas eu de complot gaulliste.

 

8. Les révolutions orange, verte…, les printemps arabes, étaient spontanés. George Soros et consorts n’y étaient pour rien.

 

9. Les membres du Bilderberg se réunissent pour prendre le thé. Ils ne traitent pas des affaires du monde.

 

10. Le secret maçonnique ne couvre que de joyeuses agapes. Les francs-maçons ne complotent jamais.

 

Conclusion : blague à part, les complots sont partout. Ils n’expliquent pas pour autant la marche du monde.

 

Henry de Lesquen

Le bilan positif de la colonisation en Afrique

Le vrai bilan de la colonisation en Afrique

(Chapitre 7 de l’ouvrage du CDH l’Occident sans complexes)

Par Bernard Lugan

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Lorsque, à la fin du XIXe siècle, l’Europe entreprend la colonisation de l’Afrique noire, la situation de ce continent est catastrophique. En effet, à côté de quelques rares ensembles politiques préservés, la dominante est partout aux Afrique repliées, cloisonnées, isolées, dévastées et souvent condamnées.

Or, en quelques années, administrateurs, officiers et missionnaires apportent aux Africains la notion jusque-là inconnue de sécurité quotidienne. Médecins et infirmiers font reculer le paludisme, la tuberculose, la bilharziose, la maladie du sommeil, le trachome et les diverses parasitoses qui achevaient de tuer des millions de malheureux sous-alimentés. Outre les soins, les Africains mangent alors partout à leur faim et l’essor démographique devient considérable.

Pourtant, l’Europe a appris à avoir honte de cette œuvre humanitaire, tant les esprits ont été imprégnés par les slogans culpabilisateurs. Durant trente années au moins, l’idée sans cesse répétée, pour ne pas dire martelée, selon laquelle le Nord s’était enrichi en exploitant le Sud a acquis force de loi. Ceux qui font profession de fabriquer la culture « en kit » pour citoyen-robot de ce siècle finissant ont réussi à faire entrer dans les esprits le réflexe quasi-pavlovien associant l’actuelle et peu brillante situation du tiers monde à la captation de ses richesses par les nations coloniales.

Cependant, en prenant l’exemple de l’Afrique, je vais m’efforcer, dans l’immensité du sujet, de faire ressortir trois grands acquis de la colonisation.

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I. La colonisation a mis provisoirement fin aux affrontements ethniques

 

L’Afrique est une mosaïque de peuples et de langues. Par exemple, les seules langues bantu sont au nombre d’environ 450. L’émiettement culturel et politique fut donc la principale caractéristique de l’Afrique précoloniale.

Ainsi, au sud du Sahara, l’histoire du continent est celle des affrontements permanents entre ethnies, avec pour résultat la difficulté de constitution d’Etats par élargissement ou assimilation de plusieurs peuples. Certes, de nombreux empires se créèrent, mais ils furent généralement éphémères. Ne parvenant pas à survivre à leurs fondateurs, ils n’eurent aucun devenir, en raison des déterminismes ethniques bien trop pesants (1).

Cette réalité est largement antérieure à la découverte de l’Afrique. Or, le courant ethno-sociologique tiers-mondiste développe actuellement une argumentation en passe de constituer une nouvelle arme de culpabilisation. Si nous ne dénonçons pas cette manipulation, nous risquons de lire bientôt que le concept même d’ethnie est une invention européenne destinée à « abaisser » les peuples africains « au rang le plus bas dans la hiérarchie des sociétés humaines ». C’est le postulat des auteurs d’un ouvrage récent (2), puisque, selon eux, ce sont en définitive l’ethnologie et le colonialisme qui, méconnaissant et niant l’histoire, pressés de classer et de nommer, ont fixé les étiquettes ethniques. Ces affirmations visent en réalité un seul but, celui de créer une nouvelle culture historique africaine établie sur l’axiome selon lequel les divisions de l’Afrique sont l’héritage de la colonisation. Ainsi, tous les malheurs de l’Afrique procéderaient de l’Europe.

Avec l’exemple sud-africain, nous disposons d’une excellente arme de contre-attaque. Ici, la colonisation blanche met un terme au génocide inter-africain organisé par les Zulu et les Matabele. Comme cette réalité qu’ils occultent dérange les culpabilisateurs, nous avons une bonne raison de nous y attarder.

A la fin du XVIIIe siècle, les Zulu ne sont qu’une petite tribu forte d’un millier d’individus vivant sur un territoire d’environ 20km². Sous le commandement de Shaka, qui sera assassiné en 1828, ils développèrent une extraordinaire volonté de puissance qui eut pour résultat la dévastation de la plus grande partie de l’Afrique australe occupée par les Noirs.

Les débuts de l’expansion zulu furent pourtant modestes.

Cinq à six cents guerriers attaquent leurs voisins et les massacrent impitoyablement, les rescapés, pris de panique, se précipitent sur les territoires limitrophes et, eux-mêmes devenus envahisseurs, répandent de proche en proche la terreur et dépossèdent de leurs terres les populations qu’ils rencontrent.

Ce rapide mouvement est favorisé par la dissociation politique et le tribalisme qui ne permettent pas de résister à la tourmente.

Offrant à ses guerriers des victoires successives et une abondante moisson de captives et de bétail, Shaka jouit d’un prestige immense et son pouvoir est sans limite. Ceux qui lui font ombrage ou qui sont susceptibles de le menacer sont éliminés.

Toutefois, du vivant de Shaka, les chefs de clans se lancent, pour leur propre compte, dans des conquêtes et contribuent ainsi à élargir le champ géographique des dévastations, qui seront sensibles à plusieurs milliers de kilomètres au Nord, jusque dans les régions des lacs Victoria et Tanganyika.

Par ailleurs, Mzilikazi, le chef matabele, ajoute, aux massacres, la politique de la « terre brûlée », qui réduit à la famine et donc élimine les survivants des tueries. Ses principales victimes sont les Sotho qu’il disperse ; puis, durant une dizaine d’années, il se heurtera aux Griqua.

En 1834, Zwendengaba, un autre chef, détruit le royaume de Zimbabwe, puis il poursuit sa longue marche vers le Nord. Il meurt en 1845 au terme d’un déplacement de 3000 kilomètres et son clan se disperse sans avoir fondé d’Etat.

L’actuelle occupation de l’espace par les populations noires d’Afrique du Sud résulte directement de ces dévastations provoquées dans toute la partie australe du continent antérieurement à l’arrivée des Blancs.

Quand vinrent les temps de panser les blessures, rares étaient les peuples vivant encore sur les territoires qui avaient été les leurs avant 1800.

Les dégâts causés par cet immense bouleversement furent incalculables. Des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants y trouvèrent la mort. Certains auteurs parlent de un, voire de deux millions de victimes. Il est cependant scientifiquement impossible de proposer une évaluation précise et sérieuse, car du massif du Drakensberg jusqu’au lac Tanganyika, de nombreux groupements, peuples ou villages furent rayés de la carte, dans un processus qui, de proche en proche, engloba l’Afrique australe et centrale dans un immense mouvement centrifuge broyant les plus faibles.

Tout le plateau central sud-africain fut peu à peu vidé de sa population, qui abandonna villages, récoltes et réserves alimentaires. La famine qui en résulta fut terrible.

Engagés dans le « Grand Trek », à partir de 1835, les Voortrekkers (3) mettent un terme aux dévastations en repoussant les Matabele et en écrasant les Zulu, qui sont désormais contenus. Ici, comme dans la plus grande partie de l’Afrique, les haines, les antagonismes tribaux sont mis en sommeil par la seule présence des Blancs.

Ces derniers imposèrent des divisions administratives souvent artificielles, mais qui eurent le mérite d’établir la paix. D’ailleurs, aujourd’hui, combien d’Etats africains totalement artificiels ne survivent qu’à l’abri de ces limites qu’ils doivent aux colonisateurs ?

 

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II. La colonisation a délivré les Africains de l’esclavagisme musulman

 

De la boucle du Niger à la Mer Rouge et du Soudan au Mozambique, les musulmans esclavagistes s’employaient à vider l’Afrique de ses habitants quand la colonisation y mit un terme. Ne perdons jamais de vue – contrairement à ce que veulent faire croire les culpabilisateurs – que l’Europe n’a pas eu l’initiative de la traite des noirs, puisque, du VIIIe au XXe siècle, les Arabes n’ont cessé de la pratiquer. Si durant trois siècles, les Européens transplantèrent environ 8 millions d’hommes d’Afrique en Amérique, en 12 siècles, les Musulmans en puisèrent environs 15 millions dans le véritable vivier humain qu’était pour eux l’Afrique noire (4).

L’abolition n’a pas concerné les Arabes. Depuis la Libye, au nord, ou depuis Zanzibar, à l’est, des caravanes, organisées militairement, dévastent des régions entières. En Afrique orientale, les Yao ou les Nyamwezi sont les auxiliaires locaux des traitants. Le royaume du Benganda (l’actuel Uganda) les accueille avec empressement. Des métis arabo-africains se taillent de vastes empires, tel le célèbre Tippotip dans le bassin du fleuve Congo (5).

Au XXe siècle, au centre comme à l’est de l’Afrique, les réseaux esclavagistes musulmans sont en pleine extension.

En 1822, entre le lac Tchad et Tripoli, les explorateurs anglais Clapperton et Dunham trouvent quotidiennement de 60 à 90 squelettes enchaînés et ce, durant cinq jours.

En 1895, des milliers de captifs sont razziés par les musulmans dans l’est du Tchad. En 1896, ces derniers sont repoussés par les troupes françaises et ils abandonnent des centaines de liens destinés à enchaîner leurs futurs captifs. L’Est de l’actuelle RCA est dépeuplé par les tribus venues de Lybie et commandées par Snoussou. La traite ne prendra fin qu’en 1911 quand le chef esclavagiste sera tué par les troupes françaises.

En 1890, il y a encore 78 marchands d’esclaves au Caire et 73 à Alexandrie, qui reçoivent des captifs clandestinement, puisque la traite est officiellement interdite. En Afrique orientale, les musulmans de Zanzibar sont les organisateurs d’un vaste trafic dont ils tirent d’énormes bénéfices.

Les descriptions laissées par tous les voyageurs, qu’il s’agisse de Burton, de Cameron, de Livingstone ou de Stanley sont terrifiantes. Les horreurs se suivent de page en page. Je vous renvoie aux textes.

Une fois encore, l’Europe intervient et il faudra un demi-siècle d’efforts aux pères du saint-Esprit, aux pères blancs, aux pasteurs de la Church Missionary Society pour combattre les esclavagistes sur leur propre terrain. Mais leurs efforts seraient demeurés vains sans l’implantation militaire de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne, de la France, du Portugal et de la Belgique.

 

III. Les pays du Nord ne se sont pas enrichis en exploitant le Sud

 

L’idéologie tiers-mondiste repose notamment sur l’idée de la culpabilité d’un Occident qui se serait enrichi aux dépens des peuples colonisés.

Depuis un quart de siècle, il est de bon ton de considérer cette affirmation (6) comme une démonstration.

Et pourtant, parmi les pays du Nord, les plus riches ne sont ni l’Espagne, ni le Portugal, ni la France, ni la Grande-Bretagne, qui furent les principales puissances impériales, mais la Suisse, la Suède, l’Allemagne, les États-Unis et le Japon. Quant à l’Ethiopie, le pays africain dont la situation actuelle est la plus dramatique, elle est la seule à n’avoir jamais été réellement colonisée. La colonisation n’est donc apparemment pas plus à l’origine de la puissance industrielle de l’Occident qu’elle n’est la cause du sous-développement de l’Afrique.

Le cas français étudié par Jacques Marseille (7) constitue la seule analyse scientifique de la question. Ses conclusions permettent d’affirmer que, depuis 1930 environ, l’empire entravait plus qu’il ne stimulait la croissance économique de la France et que la décolonisation fut un délestage voulu par une certaine fraction du patronat français pour stimuler la croissance de ses activités. Pourquoi un tel « délestage » ?

Pour faire bénéficier l’industrie française de capitaux investis, jusque là, soit en pure perte, soit sans réelle contrepartie économique, dans des territoires où nous nous étions volontairement crées des obligations morales, de véritables « contraintes de souveraineté » ! Ces dernières engendrent des dépenses militaires, scolaires, sanitaires, administratives ainsi que de coûteux investissements dans le domaine des transports : ponts, voies ferrées, routes par exemple. Dès 1956, cette réalité faisait écrire à Raymond Cartier que la situation de la Hollande serait économiquement moins brillante « si au lieu d’assécher son Zuiderzee et de moderniser ses usines, elle avait dû construire des chemins de fer à Java, couvrir Sumatra de barrages, subventionner les clous de girofle des Moluques et payer des allocations familiales aux polygames de Bornéo ».

Quant à Jacques Marseille, il distingue dans l’économie française deux secteurs principaux. Le premier, hautement compétitif, rassemblait les industries « motrices » de la croissance (métallurgie, sidérurgie). Orientées vers les exportations hors du cadre impérial, celles-ci ne trouvaient que peu d’intérêt à l’étroit débouché colonial.

Il n’en fut pas de même pour les secteurs économiques en déclin ou en crise (huileries, industries sucrières ou textiles), survivant à l’abri du protectionnisme colonial et des subventions de l’Etat.

Pour l’auteur, « à l’industrie déclinante, débouché colonial privilégié ».

En freinant le déclin de certains secteurs industriels, on peut se demander, écrit Jacques Marseille, « si l’empire n’a pas, du fait même, contribué à ralentir la reconversion de la structure des exportations par rapport à celle des autres pays européens ».

L’existence du débouché colonial protégé a pu ainsi achever d’interdire toute évolution vers la compétitivité aux secteurs industriels français en crise. En 1914, 46 sociétés coloniales avaient réalisé 116,8 millions de francs (1914) de bénéfices. En 1958, elles furent 132 à réaliser seulement 105,3 millions de francs (constants 1914). Cela s’explique.

Les produits importés de l’empire n’étaient pas rares (à l’exception des phosphates du Maroc) et ils étaient payés largement au-dessus des cours mondiaux. Quelques exemples le démontreront :

 

  • En 1958, 22% de toutes les importations coloniales en métropole étaient constituées par le vin algérien, dont le litre était payé 35 francs, alors que, à qualité égale, le vin grec, espagnol ou portugais ne valait que 19 ou 20 francs.
  • Quand le caoutchouc indochinois était payé 5 francs le kilo, le cours mondial était de 2,50 francs.
  • Le cacao de Côte-d’Ivoire était payé 220 francs les 100 kilos, lorsque le cours mondial était de 180 francs les 100 kilos
  • Le sucre des Antilles était payé 2,20 francs le kilo ; alors que le cours mondial était de 50 centimes.
  • Idem pour les arachides du Sénégal, etc.

 

Mais il y a plus important encore. Non seulement les productions coloniales coûtent très cher à l’économie française, puisqu’elles sont achetées largement au-dessus de leur cours mondial, mais encore, en entrant en concurrence directe avec des productions métropolitaines, elles contribuent à ruiner des secteurs entiers de l’économie française. Ainsi, dès 1933, l’Institut colonial de Marseille cite-t-il les exemples du vin, des céréales, des primeurs d’AFN, du riz d’Indochine, du sucre et de l’alcool des Antilles, etc.

Jacques Marseille écrit d’ailleurs que, jusqu’à la fin de la période coloniale, les importations de matières premières en provenance de l’empire seront toujours négociées à des prix supérieurs aux cours mondiaux. On peut donc dire que, dans le cas des pays colonisés par la France, la dégradation des termes de l’échange n’est pas un héritage de la colonisation (8).

Après la décolonisation, dégagée des subventions indirectes et allégée des secteurs moribonds, l’économie française a pu se lancer dans la bataille de la compétitivité. Enfin, les transfusions de capitaux publics ont pu dès lors bénéficier à quelques grands programmes nationaux (nucléaire, auto-routes, etc.)

 

Conclusion

 

La colonisation fut une parenthèse brève mais positive – et pourquoi pas heureuse ? – pour les populations d’Afrique : le gendarme assurait la paix ; le médecin soignait les corps ; l’instituteur transmettait son savoir ; le colon fournissait du travail ; le juge protégeait de l’arbitraire ; l’administrateur ne laissait pas les disettes saisonnières se transformer en famines. Quant aux agronomes, ils ne cessaient d’encourager les paysans à utiliser le mil et le sorgho à des élevages de volailles ou de porcs et non plus à la fabrication de boissons alcoolisées. Ils luttaient contre les feux de brousse qui détruisaient chaque années deux tiers des réserves fourragères de la saison sèche. Ils ne cessaient de mettre les populations en garde contre l’abattage systématique des arbres. Les projets visant à combattre l’avancée du désert par l’établissement de coupe-vent étaient nombreux, mais ils ne purent pratiquement jamais être concrétisés en raison du refus de collaboration des peuples pasteurs.

 

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Certains penseront peut-être que ce tableau est trop résolument favorable à la colonisation. Qu’ils lui opposent alors la situation qui prévaut actuellement dans des pays comme l’Ethiopie, l’Angola, le Mozambique, le Zimbabwe, l’Uganda, l Tanzanie, le Nigéria, le Ghana, le Tchad, Madagascar, etc., où famines, épidémies, massacres inter-ethniques, gabegie, concussion, arbitraire sont le lot quotidien des malheureuses populations.

 

 

(1) Les cas des royaumes islamisés de l’Ouest africain, de l’Ethiopie, du Rwanda, du Burundi, du Buganda, etc., constituent autant d’exceptions qui ont été longuement étudiées.

(2) Au Cœur de l’Ethnie. Ethnies, Brimalisme et Etat en Afrique, sous la direction de J.L. Ensellé et Elikia M’Bokolo, La Découverte, 1985.

(3) Les « pionniers de l’avant », nom donné aux Afrikaners engagés dans les grandes migrations qui aboutirent à la constitution des républiques boers du Transvaal et de l’Orangia.

(4) Les traites négrières en Afrique par François Renault et Serge Daget, Karthala, 1985.

(5) François Bontinck, L’Autobiographie de Hamed ben Mohammed Tippotip, Académie royale des sciences d’Outre-mer, Bruxelles, 1974.

(6) Elle fut popularisée par Frantz Fanan dans Les Damnés de la terre, Maspero, 1961.

(7) Empire colonial et capitalisme français, par Jacques Marseille, Albin Michel, 1985.

(8) Jacques Marseille « l’Héritage colonial français : au-delà des légendes », page 26, dans Le Tiers Monde en question, sous la direction de Rony Brauman, Olivier Orban, 1986.

 

Lectures complémentaires : 

Pour en finir avec le sophisme du pillage de l’Afrique

Rétablir la vérité sur l’esclavage, par Henry de Lesquen

Pourquoi il faut supprimer le salaire minimum

‘Le salaire minimum augmente le chômage’ : un malentendu 

Par Analyse Economique

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Le promoteurs du salaire minimum citent communément l’étude de David Card et Alan Krueger “Minimum Wages and Employment: A Case Study of the Fast-Food Industry in New Jersey and Pennsylvania” (1994) comme défense contre les critiques développées à l’encontre du salaire minimum. Loin de créer davantage de chômage, une hausse du salaire minimum peut aussi augmenter l’emploi, disent-ils. Mais l’argument présente de nombreux défauts.

Pour commencer, il est sans conséquence pour les critiques du salaire minimum qui posent l’argument que le salaire minimum augmente le chômage seulement si le coût de la main d’oeuvre dépasse sa productivité. Si le salaire minimum n’augmente pas le chômage le moins du monde, on pourrait le multiplier par 2, par 5, par 10. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi aucun économiste sérieux ne préconise une telle politique. L’emploi disparaîtrait tout à fait.

Les défenseurs du salaire minimum peuvent arguer qu’une hausse du salaire est susceptible d’accroître la productivité du salarié. Mais cet argument ne tient pas lorsque les entreprises dans l’ensemble payent un tel salaire d’efficience (à savoir, un taux de salaire supérieur au niveau d’équilibre). Un tel salaire d’efficience permet d’attirer les meilleurs salariés par un effet incitatif dans la mesure où l’entreprise se démarque des autres. Lorsque l’ensemble des entreprises payent un salaire au dessus du niveau d’équilibre, cet effet incitatif disparaît aussitôt. Voir le mythe du salaire d’efficience.

Un autre argument consiste à dire qu’une hausse du salaire minimum n’augmente pas nécessairement le chômage dans la mesure où les employeurs peuvent contourner cette loi, soit en dégradant les conditions de travail, soit en intensifiant le rythme de travail, soit en réduisant certains avantages sociaux. Mais si l’objectif du salaire minimum consistait à réduire le pouvoir de négociation des employeurs, alors cet objectif est un échec complet. En outre, si certaines entreprises se décidaient à dégrader les conditions de travail et à réduire les avantages sociaux, il est plausible qu’une telle démarche aboutirait à réduire la productivité des salariés (non marginaux), consternés et démotivés par la politique de l’entreprise, laquelle ne trouverait plus si avantageux que cela de contourner de la sorte des hausses du salaire minimum.

Une défense alternative (présentée en détail par Econoclaste) au salaire minimum consiste à poser l’idée de l’imperfection de la concurrence sur le marché. La théorie suppose que l’employeur possède localement un pouvoir de marché leur permettant de “dicter” les taux de salaires. Le taux de salaire restant ainsi à un niveau artificiellement bas, ce qui expliquerait pourquoi une hausse du salaire minimum pourrait ne pas augmenter le chômage puisque l’employeur, du fait de son pouvoir de marché, enregistrait déjà une bonne marge de profit. Comment interpréter ce taux de salaire artificiellement bas ? Trois explications sont avancées : une mobilité géographique limitée, une manque d’information sur les opportunités d’emploi, un pouvoir de monopole.

Le problème posé par la mobilité géographique limitée, présentée comme un phénomène de marché, néglige totalement la surexpansion monétaire. L’ABCT, dit Austrian Business Cycle Theory, (voir Huerta de Soto) explique que la surexpansion monétaire déclenche des formations de bulles, notamment dans l’immobilier, en allongeant la structure de production par 1) l’élargissement des stades de production éloignés de la consommation et 2) par l’ajout de nouveaux stades de production encore plus éloignés de la consommation. Le prix de l’immobilier s’accroissant, les individus les plus démunis sont logiquement affectés par de telles hausses de prix, ce pourquoi ils restent captifs des conditions imposées par l’employeur.

Le problème posé par le manque d’information ne permet pas de comprendre comment outrepasser cet obstacle. Linda S. Gottfredson explique que les individus à faible QI sont moins susceptibles de chercher des informations, ou moins efficacement. Ceci est vrai même lorsque le statut socio-économique est pris en compte. Même la probabilité d’être au chômage fluctue sensiblement en fonction du QI. Mais le QI étant largement influencé par les gènes, plus que par l’environnement, et le fait que les interventions éducatives ont jusqu’à présent toutes échoué à stimuler durablement le QI des enfants pauvres, le gouvernement peut difficilement espérer résoudre le problème par de tels moyens. On peut arguer que le niveau d’éducation peut résoudre dans une certaine mesure le problème d’information. Le problème est que le niveau d’éducation est largement influencé par le QI, plus que par le statut-socio économique. Enfin, le fait qu’il existe des asymétries d’information (voir Some Flaws with Akerlof’s Adverse Selection) ne signifie pas nécessairement que le marché ne peut pas corriger ces asymétries, tant qu’il y persiste une demande de main d’oeuvre. Et si tel n’est pas le cas, encore faut-il considérer l’environnement économique, régulé à tous les niveaux, susceptible de réduire l’efficacité du marché à transmettre l’information.

Le problème posé par la situation monopolistique de l’employeur néglige le fait que les cartels ne sont pas durables, à moins que les gouvernements imposent des barrières à l’entrée pour limiter la concurrence. Rothbard, aux chapitres 9 et 10 de Man, Economy and State, explique pourquoi un tel monopole peut difficilement exister sur un marché exempt de l’intervention du gouvernement et pourquoi ce que les économistes néoclassiques appellent le prix de monopole ne peut pas émerger.

En bref, le fait que le salarié soit initialement peu payé n’est pas un problème insoluble. Si l’expérience compte dans les hausses de salaire, les politiques de salaire minimum empêchent justement les jeunes salariés inexpérimentés d’améliorer leurs compétences. Le taux de chômage supérieur des jeunes, par rapport aux seniors, est effectivement bien documenté.

De même, les défenseurs du salaire minimum négligent le fait avéré que les groupes ethniques ne présentent pas toutes la même productivité par tête. Aux USA, il est bien renseigné que les noirs américains ont une productivité bien inférieure à celle des blancs (expliquée en partie par leur QI moyen). En fait, les différences de taux de chômage entre les noirs et les blancs ont augmenté avec les hausses de salaire minimum. Avant le passage des lois du salaire minimum durant les années 30, la différence de taux de chômage entre les noirs et les blancs était négligeable.

 

 Citation de l’article Diversity, Yes; Force, No de Mises institute

Prior to the first federal minimum wage bill passed on the 1930s, there was virtually no difference between black and white teenage (i.e., unskilled) unemployment, at a time when many assume that racism was more prevalent than today. After the minimum age bill is passed, however, we see an increase in black teenage unemployment relative to whites, since as employers are now forced to pay a wage that is higher than the value of many workers’ marginal revenue product, they no longer incur a market penalty for allowing racism to dictate their market decisions.

 

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Enfin, une autre conséquence des hausses de salaire minimum est d’agir comme un coût fixe pour les petites firmes qui ne peuvent pas payer un taux de salaire aussi élevé que les grandes firmes. Le résultat est une diminution de la concurrence avec les hausses de salaire minimum.

 

Source : Analyse Economique 
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