Sarkozy a des racines juives mais la France n’en a pas. Par Henry de Lesquen

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Sarkozy a des racines juives mais la France n’en a pas.

Par Henry de Lesquen

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“Dresse une haie autour de la Torah”

Le président Jacques Chirac nous avait fait le coup des “racines musulmanes de la France”. Son successeur, Nicolas Sarkozy, a voulu faire encore plus fort, en parlant des “racines juives de la France”. C’était le 9 février 2011, à l’occasion du grand dîner annuel offert par le CRIF (conseil représentatif des institutions juives de France) : “Le judaïsme a contribué à forger l’identité de la France. (…) Si la France a des racines chrétiennes, pourquoi le nier, elle a aussi des racines juives”, s’est exclamé le président Sarkozy.

Il est urgent de rétablir la vérité : la France n’a pas plus de racines juives qu’elle n’a de racines musulmanes.“Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne”, a dit très justement de Gaulle. La France n’a retenu du judaïsme que ce qui est dans le christianisme. Or, Nicolas Sarkozy parlait bien du judaïsme talmudique d’aujourd’hui, celui du président du CRIF, Richard Prasquier, et de l’ex grand rabbin de France, Gilles Bernheim.

Le christianisme est un “judaïsme évangélique” ; universaliste, il a élargi le message biblique pour s’adresser à toutes les nations. A l’inverse, le judaïsme talmudique, qui est celui des pharisiens dont parle l’évangile, a conservé jalousement le racisme des anciens Hébreux, en se recroquevillant sur un seul groupe ethnique : “Dresse une haie autour de la Torah”, dit le Talmud. Le judaïsme talmudique ne tient pas Jésus pour le Messie, mais pour un imposteur, qui méritait la mort en vertu de la loi juive. Voyez à cet égard le récit de la Passion dans l’évangile de saint Jean, où les Juifs s’écrient, face à Pilate : “Nous avons une Loi et d’après cette Loi il doit mourir, parce qu’il s’est fait fils de Dieu” (saint Jean, XIX, 7). Il n’y a pas de synthèse possible entre le christianisme et le judaïsme talmudique, car tout oppose ces deux religions. Le prétendu “judéo-christianisme” dont on nous rebat les oreilles est une absurdité.

 

“Refuser tout aux Juifs comme nation”

Il n’est pas faux d’affirmer, comme je l’ai entendu à Radio Courtoisie, que “l’islam est plus proche du christianisme que le judaïsme”. Comprenez : le judaïsme talmudique est encore plus éloigné du christianisme que ne l’est l’islam, pour lequel Jésus est un prophète. La principale différence entre islam et judaïsme, du point de vue politique, est que ce dernier a connu au cours du XVIIIe siècle une réforme radicale qui a permis à la majorité des Juifs d’Europe de sortir de la gangue de l’orthodoxie talmudique.

Le judaïsme réformé d’aujourd’hui est compatible avec la nation et la république. A condition que les Juifs ne cèdent pas aux démons du communautarisme et restent fidèles au principe posé par Clermont-Tonnerre le 24 décembre 1789 devant la Constituante : « Il faut refuser tout aux Juifs comme nation dans le sens de corps constitué et accorder tout aux Juifs comme individus… » A condition aussi qu’ils ne donnent pas dans le pharisaïsme de ceux, qui, à l’instar d’Éric Zemmour, proclament : “Juif à la maison, Français dans la rue”. C’est-à-dire : Juif en réalité, Français en apparence. Nous osons espérer que cette duplicité est le fait d’une petite minorité. Les Juifs n’ont joué quasiment aucun rôle en France avant le XIXe siècle. Marginalisés pendant longtemps, ils ont été expulsés du royaume au XIVe siècle. Il n’y avait plus de Juifs en France jusqu’à l’annexion de l’Alsace par Louis XIV. Que cela plaise ou non, il est indubitable que le groupe ethnique juif n’a pris aucune part à la formation de l’identité nationale de la France. Notre ancien président a des racines juives, puisque son grand-père maternel était un Juif de Thessalonique, en Grèce. Mais la France n’en a pas.

La France est un grand et beau pays, très accueillant à ceux qui veulent s’assimiler à la communauté nationale en embrassant son identité. Elle n’a pas de racines juives, mais elle accepte avec affection en son sein les Juifs, au même titre que les chrétiens, les agnostiques ou les athées, pourvu qu’ils aient répudié le communautarisme et la double allégeance en choisissant d’aimer leur unique patrie.

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Henry de Lesquen

Edito publié sur le site de la VdF

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