Monthly Archives: mars 2017

Qu’est-ce que le cosmopolitisme ? Par Henry de Lesquen

Qu’est-ce que le cosmopolitisme ? 

Par Henry de Lesquen

La superclasse mondiale : une philosophie sous–jacente, le cosmopolitisme

Le mot « cosmopolite », qui signifie « citoyen du monde » (étant formé des deux mots grecs cosmos et politês), est en lui-même une subreption, car toute cité implique un dedans et un dehors, une relation d’inclusion-exclusion : le monde ne saurait être une cité. « Défend tes lois comme tu défends tes murailles », disait Héraclite ; s’il n’y a plus de « murailles », ou de frontières, la cité disparaît, et avec elle le civisme. Le soi-disant « cosmopolite » ne peut être citoyen du monde, il n’est citoyen de nulle part, et il ne se réclame du monde que pour nier ses devoirs envers la cité.

En inventant la cité, les Grecs ont donné au patriotisme sa forme la plus pure et la plus exigeante. Ce sont eux, aussi, qui ont créé le cosmopolitisme, au moment où les cités se dissolvaient dans l’empire. Les premiers à avoir lancé l’idée, avec le mot, sont les philosophes de l’école cynique. Ils seront suivis par les stoïciens, puis par bien d’autres à l’époque moderne. On se souvient qu’Alexandre le Grand, qui préconisait le mélange des peuples et des races, avait déclaré, après sa rencontre avec Diogène le cynique : « Si je n’étais pas Alexandre, je voudrais être Diogène. »

Au delà de la politique stricto sensu, l’opposition du patriotisme et du cosmopolitisme a un caractère global. C’est toute la conception de l’homme qu’elle met en cause.

 

Le refus des préjugés légitimes

Dans patrie, il y a « père » (pater), comme dans nation il y a « naissance » (natio). La patrie est la terre des « pères », c’est-à-dire des ancêtres, de ces lignées d’hommes et de femmes qui nous ont faits ce que nous sommes et à qui nous devons tout. Le patriotisme nous demande de nous attacher à une cité charnelle, constituée autour d’un héritage formé de traditions. Il nous fait un devoir de rester fidèles à nos valeurs. Celles-ci ne sont pas des produits de la raison pure, mais, comme l’a bien vu Edmund Burke, des préjugés légitimes. Nous les aimons, ces préjugés, qui ne sont pas contraires à la raison, parce qu’ils fondent notre morale et nos murs, et qu’ils définissent notre identité.

 

Le cosmopolitisme : la face carnavalesque de l’idéologie égalitaire

Au contraire, le cosmopolitisme est l’une des faces de l’utopie égalitaire, il en est la version anarchique et carnavalesque, puisque, postulant l’illégitimité des interdits, il professe un nihilisme absolu. « Il est interdit d’interdire », écrivait-on sur les murs en mai 1968. Le cosmopolitisme reflète le pseudo-rationalisme de l’utopie égalitaire, pour qui l’homme est une monade livrée au seul calcul des plaisirs et des peines.

Le cosmopolite est un étranger dans sa propre cité. Il est aussi « étranger à lui-même », selon Julia Kristeva, et il a donc perdu son identité. Il se fait un plaisir de dénigrer les coutumes du peuple où le hasard l’a fait naître, qu’il juge arbitraires et barbares. Dans Etrangers à nous-mêmes, Julia Kristeva fait ressortir le conflit du cosmopolitisme avec la morale traditionnelle. « Le cosmopolite du XVIIIe siècle était un libertin – et, aujourd’hui encore, l’étranger demeure (…) cet insolent qui (…) défie pour commencer la morale de son pays, et provoque ensuite des excès scandaleux dans le pays d’accueil. »

 

Cosmopolitisme radical et rupture des traditions

Ainsi, pour ce cosmopolitisme radical, l’individu ne peut obtenir sa liberté qu’en s’émancipant des traditions, qui pèsent de tout leur poids sur la liberté humaine et la contraignent. Le véritable humanisme, qui ne réduit pas l’homme à des influences sociales, sait, néanmoins, que sa liberté est ancrée dans son identité et que celle-ci est façonnée par les disciplines culturelles, autrement dit par les traditions. Le patriotisme n’est donc pas une valeur parmi d’autres, c’est le socle de l’humanisme.

Le cosmopolitisme, tout d’abord, peut être considéré comme une déviation du patriotisme, parce qu’il ne le refuse pas ouvertement, mais prétend élargir son objet. Il faudrait considérer le monde entier comme la cité de tous les hommes, et refuser les identités particulières qui établissent des barrières au sein de l’espèce humaine. Mais, comme nous l’avons dit, la cité ne peut exister sans frontières, la patrie ne vaut que pour être incarnée, en sorte que le cosmopolitisme est une négation du patriotisme.

Il y a donc un lien organique entre l’immoralité « cynique » de l’idéologie cosmopolite de la superclasse mondiale, telle qu’elle se manifeste dans les écrits d’un Daniel Cohn-Bendit ou d’un Frédéric Mitterrand, et l’immigrationnisme qui est l’alpha et l’oméga du discours mondialiste.

 

Révérence pour le non-art dégénéré

On ne s’étonnera pas que la superclasse mondiale révère le non-art dégénéré qualifié abusivement d’art contemporain, dont elle fait activement la promotion. Elle démontre là, non seulement son goût pour l’argent, puisque le marché de l’art ou de ce qui en usurpe le nom a pris de nos jours des dimensions fantastiques, mais aussi son absolu manque de goût. Pinault n’est pas Médicis ! La superclasse mondiale avec laquelle le milliardaire français a pour le moins des affinités confond valeur artistique et valeur marchande. Le non-art dégénéré, dit « art contemporain », est un vecteur du cosmopolitisme. Il subvertit le sens de la beauté, s’inscrit en faux contre les traditions et ne recule devant rien pour porter atteinte au patrimoine artistique, comme on l’a vu en 2008 avec l’exposition de Jeff Koons au château de Versailles, organisé par des obligés de M. François Pinault, dont Jean-Jacques Aillagon. Parmi les « œuvres », les objets, qui étaient exposés sous les ors du château, on remarquait notamment un mannequin représentant le chanteur Michael Jackson, avec un bébé singe entre les cuisses ; ce qui était pour le moins scabreux quand on sait que Jackson avait échappé de peu à une condamnation pour pédophilie.

 

Henry de Lesquen

Président du Parti national-libéral

Pour une immigration négative – par Henry de Lesquen

L’algèbre de l’immigration

 

Aussitôt nommé à l’Intérieur, en 2002, M. Sarkozy a déclaré qu’il fallait remiser le principe de l’immigration zéro au rayon des vieilles lunes.

« L’immigration zéro », c’était la doctrine officielle de tous les gouvernements successifs, de gauche comme de droite, depuis 1974. L’expression signifiait que le nombre des entrées d’immigrés (« x« ) devait être équilibré par celui des sorties (« y« ) : x – y = 0. Mais, pour Sarkozy, il devait en venir bien davantage : « x » devait être désormais très supérieur à « y ». C’est l’immigration positive.

Je suis hostile à l’immigration zéro… Je suis encore moins pour l’immigration positive de M. Sarkozy, M. Hollande ou M. Micron.

Je suis pour l’immigration négative : « y » doit être (très) supérieur à « x ». Il faut inverser les flux migratoires, en sorte que les départs d’immigrés l’emportent de beaucoup sur les arrivées.

 

Henry de Lesquen

Président du Parti national-libéral

 

Conférence d’Henry de Lesquen, jeudi 23 mars 2017

Thème :

L’OLIGARCHIE VA-T-ELLE CONFISQUER
L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE ?

Deuxièmes rencontres du Carrefour de l’Horloge,

à Paris, jeudi 23 mars 2017,
de 18 heures à 21 heures,

Maison de la Chimie,
28 rue Saint-Dominique (7e).

avec Ivan Blot (« Le peuple peut-il échapper à l’emprise de l’oligarchie ? »),

Michel Geoffroy (« Qu’est-ce que l’oligarchie ? »),

Henry de Lesquen (« Quel est le candidat de l’oligarchie ?« ),

André Posokhow (« Macron et les media »),

Christian Vanneste (« Conclusion »).

Venez nombreux, l’entrée est libre.

Métro : Invalides (lignes 8 et 13, RER C) ou Assemblée nationale (ligne 12).

Participation conseillée : 5 euros.

 

Tél. : 01 42 94 14 14
Courriel : cdh@cdh.fr
Site Internet : http://www.cdh.fr

10 conseils à François Fillon, par Henry de Lesquen

Voici 10 conseils stratégiques à l’intention de François Fillon. Plus une conclusion.

 

1. François Fillon n’aurait pas dû présenter des excuses. Il ne doit pas recommencer.

 

2. François Fillon devrait refuser de se rendre à la convocation du juge d’instruction.

 

3. François Fillon doit faire du Trump, attaquer sans hésitation ni faiblesse les juges et les journalistes qui le harcèlent.

 

4. François Fillon ne devrait plus sacrifier aux conciliabules avec les élus ni tendre la main aux félons. Il doit s’adresser aux Français.

 

5. François Fillon doit désigner Emmanuel Macron comme son adversaire principal.

 

6. François Fillon ne doit en aucun cas envisager de voter pour Macron, même si celui-ci était opposé à Marine Le Pen au second tour.

 

7. François Fillon doit répéter que Macron est responsable du bilan économique désastreux de Hollande, qu’il a servi pendant 5 ans.

 

8. François Fillon doit répéter sans relâche : « Macron, c’est Hollande ; Macron, c’est la gauche. »

 

9. François Fillon doit faire du Buisson et droitiser sa campagne, au moins jusqu’au premier tour.

 

10. François Fillon doit dénoncer Marine Le Pen comme une candidate de gauche, dont le programme est socialiste et les idées collectivistes.

 

Conclusion. Pour gagner, François Fillon doit répondre aux attentes du peuple de droite qui s’est rassemblé au Trocadéro le 5 mars 2017.

 

Henry de Lesquen

Président du Parti national-libéral

La femme est-elle l’égale de l’homme ?

Les différences d’intelligence entre les hommes et les femmes

Par Jean-Noël Strauss, contributeur du PNL.

Le député européen Janusz Korwin-Mikke a récemment déclaré que les femmes étaient moins intelligentes que les hommes et que, par conséquent, elles devaient être moins rémunérées que ceux-ci. Si la formulation est maladroite, on ne peut pas reprocher à M. Korwin-Mikke de se tromper sur le fond.

Richard Lynn, professeur émérite de psychologie à l’université d’Ulster, est un spécialiste des différences d’intelligence entre les races et les sexes. Il a récemment prononcé une allocution sur l’état de la recherche et sur les positions des spécialistes des différences d’intelligence entre les hommes et les femmes. En voici la transcription (1) :

L’opinion dominante, celle de tous les experts depuis un siècle, est que les hommes et les femmes ont la même intelligence. Diane F. Halpern fait partie de ces experts qui font autorité sur la question. Elle répète depuis trente ans que « les hommes et les femmes ont des résultats similaires aux tests de QI » (Sex differences in cognitive abilities, quatrième éd.). Beaucoup d’éminents chercheurs disent la même chose ; je pense à Raymond Cattell, Hans Eysenck ou encore Nathan Brody. Ces gens-là font un travail admirable et leurs opinions semblent former un consensus.

J’ai cru qu’ils avaient raison jusqu’en 1992. Cette année-là, plusieurs chercheurs, dont Philippe Rushton, ont publié, indépendamment, des études montrant que les hommes avaient des cerveaux de 11 à 15% plus gros que celui des femmes, quand bien même cela était ramené à la proportion de la taille du corps. Il est bien connu que la taille du cerveau est corrélée positivement à l’intelligence (une allométrie élevée est le signe de grandes capacités cognitives), alors j’ai commencé à me pencher sur la question : logiquement, les hommes devraient être plus intelligents. J’ai travaillé sur ce sujet pendant plusieurs mois, et ai fini par développer la théorie du développement dans un article nommé « Sex differences in intelligence and brain size: a paradox resolved ». Celui-ci défend l’idée qu’il n’y a pas de différence entre les sexes jusqu’à l’âge de 15 ou 16 ans, mais qu’une fois adultes, les hommes ont des résultats plus élevés que les femmes aux tests de QI. J’ai essayé de quantifier cela par le biais d’un calcul dont voici les résultats : 32 études (WSIC) faites auprès d’enfants de 6 à 16 ans montrent un avantage de 2.85 points de QI pour les garçons ; 32 études (WAIS) réalisées auprès d’adultes montrent que les hommes ont un avantage médian de 3.6 points de QI. Les hommes auraient donc un QI plus élevé que les femmes de presque 4 points.

Personne ne s’est intéressé à ces données pendant plusieurs années, sauf exception. Nick Mackintosh, par exemple, a publié deux ans après moi une étude appelée Sex differences in IQ. Il y dit que mes conclusions sont insensées : en prenant les matrices de Raven, qui forment un excellent test de logique, très représentatif du facteur g (intelligence générale), on ne verrait aucune différence d’intelligence entre les sexes. Cependant, il ne fait pas de différence entre les enfants et les adultes. J’ai alors fait, en 2004, avec Paul Irwing, une méta-analyse de ces matrices de Raven. Les résultats ont montré qu’il y a des différences d’intelligence à partir de 16 ans. C’est à cet âge que les hommes prennent un avantage de 5 points de QI, ce qui est une différence importante.

Helmuth Nyborg, un chercheur danois très intéressant, est allé encore plus loin. Il a publié deux études sur la question, l’une en 2003 et l’autre en 2005. Il a produit de nouvelles données qui confirment ma position. Mais à partir de ce moment, j’ai arrêté de m’intéresser à ce sujet pour me concentrer sur les différences raciales et sur les différences nationales en intelligence. J’ai néanmoins repris la question ces derniers mois en m’intéressants aux tests de Wechsler – c’est une bonne source de données, ces tests sont respectés et utilisés partout dans le monde. Ils mesurent beaucoup de choses : habileté cognitive, habileté verbale, habileté spatiale, mémoire, connaissance générale, perception, etc. Il y a beaucoup d’études avec des échantillons représentatifs des populations. Diane Halpern en a fait des commentaires. Elle dit en 2000 que les résultats des tests de QI WAIS ne montrent pas de différences parmi les sexes. En 2012, elle dit que « l’échelle complète de l’American WAIS IV ne montre pas de différences parmi les sexes. » Haier, Jung, Yeon, Head, Alkire (2004) ont aussi écrit que « les comparaisons de l’intelligence générale, déterminée par des mesures normalisées comme celles du WAIS, montrent qu’essentiellement, il n’y a pas de différences d’intelligence entre les hommes et les femmes. » Tous ces gens sont des experts mais, comme on va le voir, cela ne signifie pas qu’il ne faille pas vérifier leurs données.

En regardant les détails de la normalisation complète de l’échantillon du WAIS, on remarque, années après années, que les hommes ont un avantage de QI avant la standardisation forcée des échantillons (figure 1). Diane Halpern dit pourtant qu’il n’y a pas de différence entre les sexes dans la normalisation américaine du WAIS IV. Comment n’a-t-elle pas pu constater les différences ? J’ai écrit à M. Pearson, et lui ai demandé de m’envoyer les résultats de la quatrième normalisation quant aux différences d’intelligence entre les deux sexes. Il me les a envoyés et je lui ai demandé s’il les avait envoyés à quelqu’un d’autre. Il m’a dit que j’étais le premier à les avoir demandés. Je suis obligé de conclure que Diane Halpern invente des informations.

Figure 1

Concernant les habilités verbale et spatiale, il est admis qu’elles composent l’intelligence générale. Colin Cooper et Stuart Richie affirment que les femmes ont une meilleure habilité verbale et les hommes une meilleure habilité spatiale, et s’équilibreraient donc mutuellement. Il s’avère en réalité qu’il n’y a pratiquement pas de différence entre les sexes concernant l’habilité verbale, et cela est montré par une méta-analyse de Janet Hyde et Marcia Linn. Si l’on liste toutes les études et si l’on évalue le tout en prenant en compte la taille des échantillons, les hommes ont des résultats supérieurs de 0.6 points de QI. Quant à l’habilité spatiale, toujours selon Marcia Linn et Jennifer Petersen, la différence est de 7.5 points de QI. Cela fait donc, en moyenne, un avantage de 4 points en faveur des hommes. Comment Colin Cooper et Stuart Richies, tous deux spécialistes de l’intelligence, ont-ils pu écrire des livres avec autant d’erreurs ?


Voyons les différences sexuelles en g, le facteur d’intelligence générale. Il est dit qu’il existe des inégalités de genres dans le monde professionnel : les hommes sont surreprésentés au sommet de la plupart des professions. Si l’on part du principe qu’hommes et femmes ont la même intelligence, comment expliquer ces inégalités ? Stephen Ceci a travaillé la question avec Wendy Williams dans Why aren’t more women in science? Dans cet ouvrage, ils ont compilé les travaux de quinze excellents chercheurs. Cependant, ils n’ont pas présenté une seule étude qui évoque les différences de QI.

Ce genre d’omission ne relève pas de la partialité mais de la malhonnêteté. Helmuth Nyborg a rappelé en 2005, dans la revue Personnality and Individual Differences, avec son article « Sex-related differences in general intelligence g, brain size, and social status », la corrélation de .30–.45 entre facteur g (2) et taille du cerveau. Cette corrélation permet d’expliquer la supériorité moyenne de g chez les hommes. Cela posé, Helmuth Nyborg propose une hypothèse très intéressante : ce g masculin, plus élevé et distribué que le g féminin, se transforme en un rapport des sexes augmentant exponentiellement à la fin de la répartition supérieure des QI (figure 2). Concrètement, pour les plus hauts QI (145), on ne trouve plus qu’une femme pour huit hommes.

Figure 2

Il est donc parfaitement normal de retrouver plus d’homme que de femmes au sommet des entreprises et des universités ; il est normal que les prix Nobel et les champions d’échecs soient principalement des hommes. Mais au lieu de considérer ces explications, les prétendus experts préfèrent parler d’un plafond de verre, invisible, mis en place par les dirigeants des grandes entreprises pour empêcher les femmes de les rejoindre. Cette hypothèse est inutile, il fallait ici passer le rasoir d’Ockham.

Comme Nassim Taleb le dit si bien, « le problème avec les experts, c’est qu’ils ne savent pas qu’ils ne savent pas. »

(1) La traduction provient de l’excellente chaîne de Paul Kersey. Elle est ici adaptée pour l’article, des passages ont été complétés et reformulés.

(2)  Arthur Jensen, en 1998, a cru montrer que le facteur g n’était pas fiable. Selon certains résultats, il donnait l’avantage aux femmes, et selon d’autres, aux hommes. Il y a forcément des problèmes de méthode pour arriver à de tels résultats. En effet, la nature de g dépend de la nature du test utilisé et dont g est extrait. Par exemple, les femmes ont une meilleure vitesse de perception, comme le montre les tests de vitesse de codage et les tests Wechsler. Cela produit un g nettement à leur avantage… en ce qui concerne la vitesse de perception. En corrigeant ces biais, Helmuth Nyborg montre que g est en moyenne supérieur chez l’homme.

Le travail des enfants était une nécessité, non un crime.

Introduction. Au 19ème siècle, la pauvreté poussait parfois les parents à envoyer leurs enfants travailler, pour gagner un peu d’argent. La maltraitance des enfants au travail est souvent rapportée comme étant le crime ultime du capitalisme. En réalité, c’est une idée fausse. Le cas de l’Angleterre au 19ème siècle nous éclaire sur les raisons du travail des enfants.

 

Il y avait deux catégories d’enfants travailleurs :

1. Les « travailleurs libres ». Ceux-la vivaient à la maison, et travaillaient durant des jours dans des usines sur l’insistance de leurs parents ou tuteurs, et percevaient des salaires qui leur étaient souvent agréables. Les propriétaires d’usines privées ne pouvaient certainement pas subjuguer par la force ces enfants libres, ni les obliger à travailler dans des conditions que leurs parents jugeaient inacceptables.

2. Les enfants “apprentis” ou “enfants de la paroisse civile”. Ces enfants étaient sous la surveillance, la responsabilité des fonctionnaires du gouvernement. Robert Hessen note que les enfants maltraités furent les enfants dits « apprentis », pas les enfants libres. La plupart d’entre eux étaient des orphelins, et certains ont été victimes de parents négligents. Tous étaient sous la garde des “autorités de la paroisse”.

 

Selon Wendy McElroy, les enfants apprentis existaient depuis des siècles mais la “sympathie” pour les opprimés a été amoindrie à cause des taxes sur l’assistance aux pauvres. Ces taxes étaient effectivement 5 fois plus élevées que ce qu’elles étaient en 1760.

Pour des raisons prétendument éthiques, le gouvernement s’est attaqué au travail des enfants. La conséquence de ces lois interdisant le travail des enfants témoigne de la loi des conséquences inattendues. Les propriétaires de grands établissements, qui furent plus facilement et plus fréquemment l’objet de visites et de contrôle par les inspecteurs, ont commencé à rejeter les enfants dans leurs effectifs. Le résultat fut prévisible. Ces enfants, qui avaient besoin de travailler pour survivre, ont dû chercher des emplois dans des endroits vétustes et lieux impropres où le système sanitaire, l’éclairage et la sécurité étaient nettement inférieurs. Ceux qui ne réussissent pas à en trouver étaient condamnés au travail épuisant et irrégulier de l’agriculture, où les conditions furent encore plus difficiles.

Concernant les conditions de travail, il faut noter qu’en France et en Grande-Bretagne, il existait un impôt sur les portes et les fenêtres, qui incitait à ne faire que des ouvertures très petites et favorisait ainsi le manque d’hygiène : air stagnant, humidité, etc. Les mauvaises conditions de travail du 19ème siècle ne résultaient pas du tout du capitalisme, mais de l’état de la médecine de l’époque, et de l’effet pervers de la règlementation.

Le travail des enfants fut pratiquement éliminé lorsque, pour la première fois dans l’histoire, la productivité des parents sur le marché du travail a augmenté au point où il n’était plus économiquement nécessaire d’envoyer leurs enfants travailler pour survivre.

 

Conclusion. Le travail des enfants s’est imposé comme une nécessité économique. Ce ne fut pas un crime.

 

Sources :

Child Labor and the British Industrial Revolution, Lawrence W. Reed

Legal Child Abuse, Wendy McElroy

La leçon britannique de 1815, Manuel Llamas

L’Occident sans complexes, Club de l’Horloge

 

« Older Entries