La discrimination est un droit de l’homme, par Henry de Lesquen

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Toujours plus ! On nous a déjà interdit de discriminer selon la nationalité, la religion, la race, l’ethnie, l’ « orientation sexuelle », etc.. Voici venir maintenant la dix-neuvième discrimination : nous n’aurons plus le droit de tenir compte du lieu d’habitation. L’Etat s’ingénie à traquer nos pensées coupables. En la matière, Jospin, Chirac, Villepin, Sarkozy, la gauche comme la droite, tous ont rivalisé de zèle pour faire la police de notre for intérieur. Nous ne sommes plus libres.
De quoi s’agit-il, en effet ? La liberté, la discrimination, le choix, l’exclusion sont les modalités successives d’un phénomène unique, l’acte par lequel l’individu exerce sa volonté. « Discriminer », nous dit le dictionnaire, c’est distinguer entre les choses ou entre les gens. On ne peut rien faire sans discriminer. En nous défendant certaines discriminations, qui seraient selon lui illégitimes, l’Etat substitue son jugement au nôtre, il nous impose une morale officielle.

 

L’antiracisme, matrice du délire légal

 

Tout a commencé en 1972, avec la loi Pleven, qui punit les actes ou les opinions « racistes ». L’antiracisme a été la matrice du délire légal que nous subissons aujourd’hui. C’est ainsi, par exemple, qu’une personne âgée a été poursuivie en justice pour avoir spécifié dans une offre d’emploi qu’elle recherchait une dame de compagnie catholique. Fallait-il l’obliger à vivre et à aller à la messe avec un musulman ?

Il n’appartient pas à l’Etat de décider à notre place de ce qui est bon pour nous ou de nous empêcher de faire ce que nous trouvons juste. Un propriétaire doit pouvoir choisir un locataire selon ses propres critères, et, s’il préfère un noir à un blanc, ou l’inverse, libre à lui. Un employeur doit pouvoir recruter librement qui il veut et nul ne devrait pouvoir lui interdire de faire acception de la religion, du sexe, de l’ethnie, de la religion ou de la race, si cela lui paraît conforme à l’intérêt de l’entreprise.

Arrivés à ce point, nous sommes pris d’inquiétude. Dans leur fureur, les fanatiques de la lutte contre toutes les discriminations pourraient avoir l’impudence de s’en prendre au nom de la loi à certaines des institutions les plus prestigieuses de la République. Il est vraisemblable, en effet, que la proportion de Juifs à la banque Rothschild est supérieure à ce qu’elle est en moyenne dans la population française. On y fait donc de la discrimination en faveur des Juifs. Attachés par principe à la liberté, nous soutenons que nul ne devrait jamais porter atteinte au droit inaliénable des dirigeants de cette banque de préférer les juifs aux catholiques. Liberté pour la banque Rothschild ! Du reste, si l’on devait interdire aux Rothschild la discrimination qu’ils ont toujours pratiquée, certains ne manqueraient pas de dénoncer cette ingérence dans leurs affaires comme une nouvelle forme de persécution et n’hésiteraient pas, selon un procédé éprouvé, à évoquer les heures les plus noires de notre histoire.

Ce scénario imaginaire est la preuve de l’absurdité et de l’illégitimité de la législation qui réprime les discriminations. Puisque la discrimination est l’envers de la liberté, elle est un droit de l’homme. La justice étant universelle, la discrimination ne saurait être seulement un droit de l’homme juif, il faut qu’elle soit aussi un droit de l’homme en général.

 

Henry de Lesquen, président de Voix des Français

Edito publié sur le site de la VDF

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